19 juillet 2022

Mes 4 tropes préférés du cyberpunk

0  commentaires

Temps de lecture :  min

A la sortie des premiers tomes des Brigades du Réveil, lorsque j'annonçais à certains lecteurs qu'il s'agissait de dystopies cyberpunk, certains ouvraient des yeux ronds.

Cyber... quoi ?

J'ai vite compris que ce genre, assez peu répandu, manquait de visibilité. Peu de gens le connaissaient vraiment. Et pourtant, tout le monde avait déjà vu ou lu une oeuvre de cyberpunk... Simplement, sans savoir que c'en était.

En conséquence, j'ai eu l'idée de présenter quelques tropes qui définissaient ce genre.

(bon, et là on m'a demandé ce qu'était un trope >< du coup, pour ceux qui s'interrogeraient, voici ma petite définition : les tropes d'un genre littéraire sont les codes qui le régissent. Chaque genre a les siens. A ne pas confondre avec les clichés, les tropes sont nécessaires pour caractériser un genre. Bien sûr, on peut ne pas tous les employer, ou les détourner. On peut en aimer certains ou au contraire les détester. Comme tous les outils, on peut s'en servir pour les dépasser. Néanmoins, ils rendent reconnaissable un genre, comme des caractéristiques qui lui sont propres.)

Ce petit aparté fait, voici donc mes quatre tropes préférés du cyberpunk, et quelques références qui vous feront réaliser qu'en fait, vous aussi vous connaissez le cyberpunk!

1 - Les mégacorporations totalitaires

C'est un thème très prégnant dans le cyberpunk, et un peu mon chouchou.

Trope cyberpunk 1

Comme dans toute bonne dystopie qui se respecte, le cyberpunk nous projette dans un avenir où tout est loin d'être rose.

Bien souvent, le cyberpunk imagine que des firmes tentaculaires se sont emparées du pouvoir et régissent la vie des citoyens bien plus que les Etats. Elles dominent tous les aspects de la vie, cherchent à supprimer les individualités au profit de la masse (uniformes militaires, symboles censés unifier le peuple, campagnes de propagande, vocabulaire employé, …).

C'est une critique du capitalisme, bien sûr.

Evidemment, ceci reste de la fiction. Dans notre vie à nous, on ne peut pas dire que les grands patrons dictent les lois, la politique et les dépenses de notre pays (cf Mc Kinsey, Bolloré, etc...).

Ah si ?

2 - Univers hypertechnologique et mauvaises conditions de vie

En anglais, on dit "high tech - low life". C'est le contraste entre des avancées technologiques fulgurantes et des conditions de vie très médiocres.

Dans le genre cyberpunk, la technologie est omniprésente et les progrès scientifiques sont impressionnants (intelligences artificielles, prothèses cybernétiques, univers virtuel immersif...). On va même jusqu'à modifier les corps dans un objectif transhumaniste. Pour autant, ces progrès ne profitent qu'à une infime partie de la population, les élites. La majorité du peuple est plongée dans des conditions de vie dégradées, voire indignes, malgré la technologie qui les entoure.

Trope cyberpunk 2

Dans le cyberpunk, le progrès scientifique ne va pas de pair avec l'amélioration des conditions de vie... Parfois, même, il les détériore ! Ce concept poussé à l'extrême donne l'image de l'humain prisonnier de la machine, comme dans Matrix où il est carrément son esclave.

Dans le cinéma, l'illustration de ce trope reprend souvent les mêmes codes ; des couleurs flashy, des écrans, des néons partout (même sur les habits ou les tatouages) et des publicités envahissantes (pour illustrer la technologie hyper présente), alors que la nuit domine et qu'il pleut tout le temps, le tout sur des immeubles d'une hauteur interminable et passablement délabrés (pour les conditions de vie indécentes). Exemples : Blade Runner, Virtual Revolution, le jeu Cyberpunk 2077...

Personnellement, j'adore ce genre de visuels, très efficaces pour mettre dans l'ambiance ^^

3 - Les outcasts

Le mot cyberpunk est composé de deux mots : cyber (pour cybernétique, lié aux avancées technologiques décrites ci-dessus) et punk. Ce troisième trope s'attarde sur cette seconde partie du mot cyberpunk.

Trope cyberpunk 3

Bien souvent, les personnages principaux des histoires cyberpunk sont des gens qui sortent du rang et ne s'adaptent pas à la société qui les entoure. Des "outcast" comme on dit en anglais.

On retrouve deux catégories : soit le héros est un exclu de la société et un rebelle dans l'âme depuis la naissance, par choix ou par constitution (comme dans Bienvenue à Gattaca), soit il découvre un élément discordant qui le fait passer de mouton à rebelle (comme par exemple dans Blade Runner).

Le fait de mettre en scène des personnages qui sortent de la norme permet de mettre en relief pourquoi et comment la société qui les entoure comporte des travers. Même dans des univers qui parfois pourraient paraître idéaux.

C'est un incontournable du genre !

4 - Un monde hyper urbain

Dans les oeuvres cyberpunk, les histoires se déroulent dans d'immenses villes tentaculaires. Le plus souvent, c'est en raison d'une surpopulation galopante et d'un épuisement des ressources naturelles que les populations se regroupent dans ces grands pôles urbains. En dehors de la ville, point de salut, plus rien n'existe.

Trope cyberpunk 4

C'est la dimension écologique du cyberpunk. Même si les histoires se passent toutes dans d'immenses mégalopoles, en arrière plan, on en profite pour dévoiler ce que pourrait devenir un monde dans lequel, une fois détruites la faune et la flore, les gens sont obligés de s'entasser dans des blocs de bétons et de compter sur d'autres ressources moins... Enviables.

Pour exemple, on peut citer Blade Runner 2049, Matrix ou encore Soleil Vert.

Pour moi, c'est l'un des tropes les plus intéressants car il permet de brosser un univers dans son ensemble et non juste par la focale de la ville dans laquelle se déroule l'action.


Et voilà pour le cyberpunk !

Alors, que pensez-vous de ces tropes ? Est-ce que vous aimez les récits dans lesquels on les retrouve ?



{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}

A découvrir également :

Un mois de juin en feu !

Un mois de juin en feu !
>